L’assemblée genérále annuelle:

La traçabilité, de la poule à l’assiette
Marie-Josée Parent
January 10, 2008
By Marie-Josée Parent
34I’année 2006 a été marquée, pour la Fédération des producteurs d’œufs de consommation du Québec, par la production accrue d’œufs destinés à la fabrication de vaccins, la réalisation du programme de relève et un projet pilote sur la traçabilité. Cependant, l’inquiétude dans le dossier de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et les échanges d’œufs entre provinces jettent une ombre au tableau.

La quasi-totalité des producteurs d’œufs de consommation de la province étaient réunis à Québec pour leur assemblée générale annuelle le 12 avril
dernier.

Œufs de vaccins
La croissance d’œufs destinés à la fabrication d’œufs de vaccins a connu une croissance phénoménale dans la dernière année. Le nombre de pondeuses destinées à cette production a doublé, passant de 250 000 à 500 000. Le Québec gère maintenant la production de sa province et des deux nouveaux joueurs que sont l’Ontario et le Nouveau-Brunswick.

Afin de gérer les surplus d’œufs, la Fédération a mis en place le deuxième volet de son Règlement sur l’agence de vente des œufs inaptes à l’incubation et des œufs de surplus à la fabrication de vaccins. Ces œufs rejetés pour la fabrication de vaccins sont gérés séparément des autres œufs. Les œufs inaptes sont sous gestion de l’offre, ce qui n’est pas le cas des œufs de vaccins. Pour l’occasion, un représentant de la compagnie GlaxoSmithKline est venu présenté la position de la compagnie pharmaceutique.

Relève
La Fédération accueille cette année une nouvelle famille de producteurs. Un concours a en effet été lancé l’an dernier pour permettre à des jeunes d’entrer dans la production d’œufs de consommation. C’est le couple composé de Joanne Labranche et Patrick Côté qui bénéficiera du Programme d’aide au démarrage de nouveaux producteurs avec un droit d’utilisation de quota de 5 000 pondeuses. La construction du poulailler et la mise en production aura lieu au courant de l’été.

Traçabilité
Agri-Traçabilité Québec a mené l’an dernier un projet pilote sur la traçabilité des œufs. Un code de couleur apposé sur chaque œuf assure de pouvoir retracer tout lot d’œufs expédié au classificateur, jusqu’au consommateur. Le projet pilote a été mené avec la collaboration de deux importants classificateurs de la province.

En février dernier, l’ensemble de la filière des œufs de consommation décidait d’aller de l’avant pour mettre en place la traçabilité dans toute la filière. Selon la directrice par intérim de l’Institut national de santé animal, Chi Mai Vu, un règlement en ce sens devrait être en vigueur d’ici la fin de 2008.

OMC
L’OMC et le risque de voir faiblir le système de gestion de l’offre fait toujours peur aux producteurs d’œufs du Québec. « Malgré une apparente accalmie depuis juillet dernier, les négociations à l’OMC ne sont pas mortes pour autant, spécifie le président de la Fédération Serge Lefebvre. […] Comment le gouvernement actuel fera-t-il pour s’assurer de respecter la motion de la Chambre des communes statuant que le Canada n’acceptera aucune diminution des tarifs ni augmentation des contingents tarifaires ? Il faut continuer de rappeler à nos élus tous les bienfaits de la gestion de l’offre… Et si le gouvernement en faisait la promotion ? Il ne devrait pas y avoir de gêne à promouvoir ce qui fonction bien et qui ne coût rien en deniers publics !

Le président de l’Office canadien de commercialisation des œufs (OCCO), Laurent Souligny, a lui aussi insisté sur ce point dans son allocution : « Si on veut continuer avec la gestion de l’offre, il faut s’assurer d’avoir un tarif assez élevé.

Allocations entre provinces
Le Québec a été durement ébranlé par des échanges d’œufs entre provinces dans la dernière année. « Bien qu’il n’y ait pas eu d’augmentation du nombre de pondeuses au Québec entre 2005 et 2006, le volume dirigé au produit industriel s’est accru substantiellement, passant de 923 004 à 1 078 967 boîtes de 15 douzaines », explique le directeur de la production et de la recherche, Denis Frenette.

« Cette situation est très préoccupante et démontre qu’il y a encore des organisations qui ne saisissent pas très bien les avantages du système dans lequel nous oeuvrons et les acquis que le Québec a obtenus au fil des ans, acquis qui bénéficient à l’ensemble de la filière des œufs du Québec », déplore Serge Lefebvre. Pour Laurent Souligny, la question est claire : « Ce système ne continuera que si tous les acteurs travaillent ensemble. »n

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